harcèlement scolaire

Agir contre le harcèlement scolaire

Un phénomène de plus en plus présent

Selon un récent dossier de l’Unesco, intitulé Mettre fin au tourment : comment aborder le harcèlement scolaire, de la cour de récréation au cyberespace, il est indiqué que 20% des élèves subiraient dans le monde un harcèlement scolaire (soit 246 millions d’enfants et d’adolescents).
Un autre rapport paru en 2015 réalisé par la fondation ANAR en Espagne indique que, le harcèlement scolaire est un peu plus présent chez les garçons que chez les filles (53 % – 47 %). La proportion s’inverse lorsque le harcèlement s’effectue via Internet. En effet, plus de sept victimes de cyber-harcèlement sur dix sont des filles.

Harcèlement : le profil du harceleur

Chez les garçons, le profil du harceleur correspond à un enfant ou adolescent physiquement plus développé que la moyenne qui généralement n’a pas de bons résultats scolaires. Il peut cependant avoir un quotient intellectuel supérieur, voire très supérieur à la moyenne. Le profil moyen montre qu’il s’agit plutôt de garçons agressifs, conflictuels, ayant besoin de se bagarrer. On note aussi que souvent chez eux, au sein du foyer familial, il y a une forme de violence ou de maltraitance physique ou mentale. Il existe un mal-être, une pression au sein de ces familles qui conduit souvent l’enfant harceleur à décharger sur d’autres la perversion à laquelle il est lui-même soumis. Ces enfants, qui ont besoin d’être accompagnés psychologiquement, sont démunis de cette aide. Dans la famille d’un enfant qui pratique le harcèlement scolaire, il y a généralement un membre sadique ou pervers, et des membres soumis. L’enfant reproduit cette dynamique à l’école en devenant le maltraitant de quelqu’un d’autre

Une maltraitance psychologique qui conduit à l’isolement

Les statistiques concernant le cyber-harcèlement – le harcèlement passant par les réseaux sociaux et le téléphone mobile – tracent plutôt le profil de filles harceleuses. Leurs agressions sont généralement de type psychologique. Elles maltraitent leurs victimes en se moquant d’elles, en ridiculisant principalement leur aspect physique (poids, façon de s’habiller, etc.), et en les rejetant dans la cour et dans les travaux en groupe. Plus longtemps la victime supporte cette situation de ridiculisation, plus sa capacité à y répondre diminue. C’est là que commence son isolement.

Harcèlement : le profil de l’enfant harcelé

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les enfants qui subissent un harcèlement scolaire sont généralement des enfants très sociables. Ils ne sont ni timides, ni inhibés. Ce sont plutôt des enfants nobles, généreux, confiants et sensibles. Cependant, ce sont des enfants qui éprouvent des difficultés à dire « non » ou s’opposer au maltraitant. Le harcèlement scolaire ne se produit généralement pas en classe. Les harceleurs choisissent des endroits où ils peuvent agir impunément : les toilettes, la cantine, la cour et la sortie de l’école. C’est d’ailleurs dans ce dernier lieu que se produisent la plupart des agressions physiques. Lorsque la victime essaie d’esquiver son harceleur, cela lui vaut en général encore plus d’agressivité. Si ses parents viennent le chercher à la porte de l’école, les menaces ne font que redoubler.

Le harcèlement est un transfert émotionnel

Si la victime accède à ce que veut le maltraitant, elle va devenir esclave de son bourreau. Le harceleur va abuser de plus en plus, sans limite. Et si le harceleur est freiné dans son harcèlement, il va se reporter sur une autre victime car le harcèlement n’est jamais personnel.
Souvent, lorsqu’une victime se rebelle face au maltraitant, celui-ci perd ses moyens et se détourne vers un autre enfant. « Le harcèlement est un transfert émotionnel. Le maltraitant ne choisit pas sa victime en fonction de critères spécifiques, mais bel et bien parce qu’il a besoin d’extérioriser sa violence sur quelqu’un qu’il estime simplement faible, parce qu’il est lui-même le « faible » dans son environnement familial.

Victime d’un harcèlement, il faut consulter

Même s’ils sont bons élèves, les enfants victimes de harcèlement scolaire finissent souvent par éprouver des difficultés scolaires. Voire refuser d’aller à l’école. Si le stress du harcèlement n’a pas été traité à temps, ils peuvent présenter des signes courants de somatisation. Par exemple des maux de ventre et de tête, allergies, peurs, anxiété, crises d’angoisse, blocages, attaques de panique, boulimie, manque d’appétit, début d’anorexie…

S’apaiser par un travail avec les mots, l’esprit et le corps

Ces enfants ou adolescents ont été soumis à un fort stress. Ils ont intériorisés cette agressivité parfois pendant longtemps. Il est très important, à cet égard, que les parents soient très attentifs. Ils doivent être vigilants à des signes ou comportements inhabituels de leur enfant. Presque naturellement un enfant, s’il raconte un épisode de harcèlement, aura tendance à le minimiser. Il est plus que probable qu’il y a bien plus que ce qu’il dit. L’enfant n’ose pas raconter parce que la frayeur du harcèlement ou du harceleur le terrorise encore. L’utilisation d’une approche psycho-corporelle comme la sophrologie peut-être recommandée pour abaisser rapidement les niveaux de stress. Elle permet également de se vider des tensions latentes et restaurer l’estime de soi.

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Elie Dos Santos